La revue de presse d’ActuaLitté
Dans l’Utah, lycéens, auteurs et ayants droit, dont la succession de Vonnegut, soutenus par l’ACLU of Utah, attaquent l’État devant une cour fédérale. Ils contestent un système automatique de retrait et une liste d’interdictions de livres dans les bibliothèques scolaires sans débat sur leurs valeurs littéraires ou l’âge des lecteurs. Ils demandent au tribunal de déclarer inconstitutionnels ces retraits et de restaurer l’accès à 22 titres bannis.
À Obihiro, au Japon, une exposition montre au public des livres détériorés au point de ne plus pouvoir être prêtés : pages arrachées, taches d’eau, reliures cassées. Nommée « Les livres pleurent », l’opération décrit chaque dommage pour sensibiliser aux gestes d’usage et aux conséquences de l’usure. L’objectif est de susciter l’empathie plutôt que la culpabilisation et rappeler que préserver les collections est l’affaire de tous.
La Galice déploie « Lemos+ », un programme de lecture ambitieux doté de plus de 60 millions d’euros jusqu’en 2029. Soutenu par la Xunta, il comprend 115 mesures pour encourager la lecture sur papier et numérique, avec une attention particulière à la langue galicienne. Ce plan vise à élargir les publics lecteurs, renforcer les pratiques culturelles autour du livre et soutenir bibliothèques, écoles, éditeurs et initiatives locales.
En Russie, l’emblématique maison Popcorn Books, spécialisée dans le young adult, a annoncé sa fermeture après sept ans d’activité sous pression judiciaire et politique autour de livres liés à des thématiques sensibles. Son Telegram a été rebaptisé Soda Press, porté par la même équipe qui promet des « histoires sincères » sur la vie, le changement et la quête de soi, ciblant les 12-18 ans et 18-35 ans, avec des drames, dystopies et fantasy.
À Nairobi, la McMillan Memorial Library, symbole colonial longtemps excluant, retrouve une vocation publique. Restauré et modernisé par l’association Book Bunk, l’espace a élargi ses collections, numérisé des archives et augmenté sa fréquentation. L’initiative a créé des emplois locaux et vise à valoriser la littérature africaine, transformant un lieu d’exclusion en centre dynamique de savoir et de culture.