La revue de presse d’ActuaLitté
En Russie, le Comité d’enquête s’intéresse aux livres humoristiques de Grigori Oster après un signalement de Maria Boutina. Ses Mauvais Conseils et d’autres titres pourraient être examinés au nom des valeurs éducatives et morales promues par l’État. Même sans retrait national confirmé, l’affaire témoigne d’un contrôle croissant sur les auteurs, éditeurs, libraires et bibliothèques, dans un contexte où la littérature jeunesse reste étroitement surveillée.
En Pologne, 41 % des plus de 15 ans disent avoir lu au moins un livre en un an, un niveau jugé stable. Les jeunes, les femmes, les grandes villes et les bibliothèques portent cette pratique. Ces résultats relancent le débat sur un prix unique du livre, destiné à limiter les rabais en ligne et à soutenir libraires, éditeurs, auteurs et distributeurs. Le texte revient ainsi dans les discussions politiques autour de l’avenir du secteur.
L’auteur saoudien Fahad Fatani, qui publie sous le nom F. J. Fatani, a signé avec SLKY World un contrat américain pour trois livres. Sa trilogie Something About Mars, attendue à partir de 2027, imagine une Terre postapocalyptique et une humanité tournée vers l’espace. Cet accord offre une vitrine internationale rare à la science-fiction saoudienne et accompagne l’essor d’une scène littéraire encore peu traduite hors du royaume.
Hambourg met en place une aide annuelle de 700 000 € pour les éditeurs indépendants installés dans la ville. Jusqu’à 40 maisons pourront obtenir entre 10 000 et 25 000 €, selon leur chiffre d’affaires. Le programme doit financer catalogues et projets éditoriaux, avec l’objectif de renforcer la diversité du livre et l’indépendance des structures. La mesure vise aussi à préserver un tissu éditorial local fragilisé.
PEN America recense 401 personnes détenues ou emprisonnées en 2025 dans 44 pays pour leurs écrits ou leurs prises de parole. Ce bilan, le plus élevé depuis 2019, compte 130 auteurs et 73 poètes. La Chine et l’Iran dominent le classement, tandis que certaines détentions se font sans accusation officielle. L’organisation alerte sur une répression persistante qui touche directement la liberté d’expression.