Un enfant d’Angola

Pepetela signifie « cil » en umbundu. C’est le nom de guerre que l’écrivain Artur Pestana dos Santos avait reçu de ses compagnons d’armes du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), la guérilla marxiste qui a mené la lutte d’indépendance contre l’armée portugaise. Depuis, cet Angolais blanc issu d’une famille de colons, qui fut vice-ministre de l’Éducation à l’indépendance, en 1975, en a fait son nom de plume. Pepetela, lauréat du prix Camoëns en 1997, est aujourd’hui l’une des figures majeures de la littérature d’expression portugaise ; avec une œuvre hantée par l’histoire de l’Angola et la question de l’identité nationale.

Publié en portugais en 1984, Yaka, que rééditent aujourd’hui les éditions belges Aden, embrasse un siècle de l’histoire du pays, depuis l’arrivée sur le territoire en 1890 du premier Semedo – la famille au centre du roman – jusqu’à l’indépendance. Le livre a pour personnage principal Alexandre, le premier à être né sur le sol angolais ; celui-là même qui, « échappant aux bras de sa mère, tombe et referme la bouche comme pour embrasser – ou mordre peut-être – la terre africaine, son patrimoine », rapportait Eugene Baer dans la revue universitaire en ligne H-Net.org lors de la parution de l’ouvrage en anglais.

La vie que se construit cet enfant de l’Angola est en apparence conforme aux attentes de sa communauté : il se marie à une Portugaise, devient propriétaire terrien et engendre une troisième génération de colons, qui continuent de se considérer Portugais. Comme la plupart des siens, Alexandre craint les Africains et redoute leur rébellion. Mais ils – surtout elles – le fascinent aussi. À l’image de la statue Yaka – une population du nord-est du pays – héritée de son père, qui l’obsède « avec son visage tantôt humain, tantôt animal, avec son nez proéminent, entre stupidité et arrogance ». Alexandre passe son temps à s’adresser à ce totem qui détient à ses yeux le secret de « ce que pourrait être l’“angolanité”, la façon dont les cultures et les peuples angolais et portugais pourraient se fondre », explique Stephen Henighan dans le Times Literary Supplement de Londres.

Il faudra pourtant attendre la cinquième génération de colons, celle de Joel, arrière-petit-fils d’Alexandre, pour appréhender la véritable signification de la sculpture et voir émerger, ce faisant, l’idée d’un Angola nouveau. « Joel est le seul à comprendre que cette statue n’est rien d’autre qu’une caricature monstrueuse du colon », note l’écrivain sud-africain Stephen Gray dans le Mail & Guardian de Johannesburg. « Contrairement à ses oncles et cousins, le jeune homme reste dans le pays pour se battre contre le régime de Lisbonne. Lui seul est destiné à devenir un vrai Angolais. L’avenir du pays, c’est lui ; et le passé de l’Afrique, c’est ce livre-musée. »

L’effet boomerang du stalinisme

En août 1940, Trotski, reclus dans sa maison de Coyoacán, à Mexico, mettait la dernière main à un livre sur Staline, qui restera inachevé sur ces mots : « La première qualité de Staline était son mépris des idées. » Car le 20 août, le communiste espagnol Ramón Mercader assassinait Trotski d’un coup de piolet à l’arrière du crâne.

« L’homme qui aimait les chiens, résume le quotidien El País, est à la fois une reconstitution détaillée des dernières années de Trotski, un roman des loyautés, des obédiences et des trahisons, et l’histoire d’un jeune Cubain, Ivan, dont la vie est une impasse et qui rencontre un jour de 1977 sur une plage un mystérieux Espagnol promenant deux lévriers russes – ces barzoïs qu’aimait tant Trotski. » Cet homme, c’est Ramón Mercader, mort à Cuba en 1978. « En enchevêtrant ces trois histoires, poursuit El País, Padura met en scène l’“effet papillon” de l’utopie socialiste : comment la barbarie stalinienne a fini, tant d’années plus tard, après tant de rêves déçus, de sang versé, par briser les vies anonymes d’Ivan et de sa femme, Ana. »

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Un couple improbable

Charles Ier d’Angleterre n’était pas présent à son mariage en grande pompe à Notre-Dame avec la fille d’Henri IV, Henriette de France, âgée de 15 ans. Mais le roi l’accueillit avec plaisir à son arrivée à Douvres, la couvrit de baisers, et ils vécurent heureux pendant… deux mois.

Après quoi les choses se gâtèrent. Les tensions s’avivèrent entre l’entourage catholique de la jeune reine et l’entourage protestant du roi. Aux querelles protocolaires s’ajouta la décision d’Henriette de ne pas dormir avec Charles les jours de jeûne. Cependant, à mesure que le pays s’enfonçait dans la guerre civile, leur affection mutuelle se renforça. Un fil conducteur pour éclairer une période particulièrement trouble et complexe de l’histoire d’Angleterre.

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L’Amérique par le vide

Après avoir couru le monde pendant quarante ans, de la Mandchourie au Groenland, le grand reporter Peter Stark a entrepris d’explorer son propre pays, les États-Unis. Par le vide, en sélectionnant ces no man’s lands qui restent noirs quand scintillent les lumières de la ville sur les images satellite, la nuit. Excluant l’Alaska et les parcs naturels, Stark a parcouru les coins les plus reculés du Maine, de Pennsylvanie, de l’Oregon et du Nouveau-Mexique. Le Washington Post a apprécié le voyage : « Il nous détourne avec un charme irrésistible du monde qu’on nous vend, celui des centres commerciaux, des parcs d’attraction, des villes et de toute cette misérable homogénéité. »

Le premier « Archipel du goulag »

Il est presque inconnu en Russie et, pourtant, Julius Margolin, écrivain juif né en Biélorussie, fut le premier à témoigner de la réalité des camps de travail soviétiques. Bien avant Alexandre Soljenitsyne et L’Archipel du goulag. « Le destin m’a mis un stylo entre les mains et je ne le poserai pas tant que je n’aurai pas dit tout ce que je peux », écrit-il en 1946, sur le bateau qui le mène vers sa terre d’adoption en Palestine, après six ans passés dans un camp au nord du lac Onega. « Je n’ai pas d’ambitions littéraires. Mon rôle est de dire une vérité que beaucoup de gens n’osent pas ou ne veulent pas dire […]. J’écris comme quelqu’un qui n’a plus qu’un jour à vivre et qui doit dire le plus urgent, le plus important, parce que, le lendemain, il sera peut-être trop tard. » L’année suivante, Voyage au pays des Ze-Ka est achevé.

Le livre ne paraît pas en Russie. « L’Union soviétique qui venait d’anéantir le monstre nazi dans une guerre sanglante était au sommet de sa gloire, explique Yevsey Zeldin dans le New Times de Moscou. La vérité sur les camps de travail forcé en URSS aurait rappelé à la population ce qu’elle savait sur les camps de la mort nazis. Un tel livre aurait créé un scandale. » C’est en France qu’il paraît pour la première fois en 1949, quand Le Figaro en publie des extraits sous forme de série, sous le titre « La condition inhumaine ». Les États-Unis suivront en 1952.

Avec d’autres « éléments sociaux dangereux » (Juifs et Polonais), Julius Margolin fut arrêté en 1939 à Pinsk lors de l’invasion soviétique, alors que cet intellectuel qui avait émigré en Palestine était en visite chez ses parents. À l’époque où Soljenitsyne était encore prisonnier, c’est lui qui révéla au monde la réalité du goulag : la déportation, les humiliations, la brutalité des chefs de camp et des criminels incarcérés aux côtés des détenus politiques, le quotidien dans les baraquements, les vols généralisés, le froid, le travail éreintant dans la taïga, les nuits au milieu des rats affamés, les poux, la faim, le désespoir. Selon ses calculs, plusieurs millions de personnes étaient emprisonnées simultanément dans les camps. Mille à deux mille mouraient chaque jour.

« En vrai philosophe, Margolin réfléchit aussi à l’essence du système soviétique et aux racines de sa stabilité économique et politique, au rôle des camps dans le système, à la propagande, à la nature humaine, et à beaucoup d’autres sujets », souligne Yevsey Zeldin, qui salue le style « brillant » et « clair » de l’auteur. D’ailleurs, « nombre de ses prévisions, notamment sur l’effondrement inévitable de la dictature et l’éclatement de l’URSS, se sont réalisées », rappelle-t-il.

Dans sa préface, Julius Margolin doutait pourtant d’une telle issue : « Je n’ai pas d’illusions : j’ai vu la Russie de l’intérieur. Je l’ai vue. Que ceux qui mettent leurs espoirs en l’URSS prennent aussi en considération ce “matériau” et l’accordent comme ils peuvent avec leur conscience. » Julius Margolin est mort en 1971, bien avant l’arrivée de Gorbatchev au pouvoir et la fermeture des derniers camps.

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Auguste Comte, roi de l’image

« Positivisme de merde ! » Dans une lettre de juillet 1866 à son ami Engels, Karl Marx ne cache pas son agacement à l’encontre de la doctrine d’Auguste Comte. On a du mal à le croire, mais le père de l’idéologie communiste se sentait alors sérieusement menacé. « C’est que le positivisme, aussi, voulait être révolutionnaire et mobiliser les masses ; lui aussi appelait à l’union des philosophes et des prolétaires ; lui aussi se concevait en programme scientifique de marche vers le progrès », explique Ralf Konersmann dans la Süddeutsche Zeitung.

Enfant prodige, reçu à l’École polytechnique à l’âge de 16 ans, Auguste Comte proposait une philosophie de l’histoire dans laquelle était annoncé l’avènement de l’« âge positif », fondé sur la science et le pragmatisme. Mais, une tentative de suicide et une déception amoureuse plus tard, sa doctrine prit une inflexion nettement plus mystique : Comte se mua en gourou d’une nouvelle religion, celle de l’Humanité. Il rêvait de prêcher un jour depuis la chaire de Notre-Dame et, une fois que l’islam aurait adopté ses principes, de faire de Constantinople la nouvelle capitale d’un système républicain universel. Sa doctrine eut un retentissement immense, difficilement imaginable aujourd’hui qu’elle est tombée dans un profond discrédit. En 1889, par exemple, la toute nouvelle république brésilienne prit pour devise le mot d’ordre positiviste « Ordre et Progrès »…

Pour le sociologue allemand Wolf Lepenies, qui vient de publier une biographie d’Auguste Comte, la clé de ce succès mondial réside dans un art consommé de la propagande par l’image. Comte avait compris que, pour se répandre, le positivisme devait devenir « esthétique ». Il confia donc à des peintres et à des sculpteurs la tâche d’incarner son message dans la pierre ou sur la toile, si possible en le mettant en scène lui…

L’un de ses propagandistes les plus efficaces fut le sculpteur Antoine Etex (à qui l’on doit notamment un buste du maître, toujours entreposé dans la chapelle de l’Humanité, à Paris). « Etex s’accordait avec Comte pour penser que la langue des images ne servait pas seulement à populariser la théorie positiviste, mais offrait aussi des possibilités d’expression susceptibles de l’inspirer, écrit Konersmann. Elle faisait voler en éclats toutes les barrières sociales et nationales. Celui qui dessine, estimait Etex, “écrit dans toutes les langues”. » Mais, poursuit le critique, « en “vulgarisant” sa doctrine, Comte ne vit pas le danger d’une terrible simplification ». Le prix à payer fut la perte de sa réputation scientifique.

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À l’origine d’un pays improbable

Un empereur à l’allure héroïque, chevauchant une fière monture, arrive le 7 septembre 1822 au bord du fleuve Ipiranga et lance ce cri : « L’indépendance ou la mort ! » Pendant des années, c’est ainsi que les Brésiliens se sont imaginé la déclaration d’indépendance de la colonie portugaise par leur premier empereur, Dom Pedro Ier, le propre fils du roi Dom João VI du Portugal. Ce que l’histoire officielle oublie de mentionner, c’est que le monarque de 22 ans souffrait ce matin-là d’une violente colique après un mauvais repas, et que son destrier n’était qu’une mule.

« C’est en révélant ce genre de détail et autres faits curieux de l’histoire brésilienne que l’ouvrage de Laurentino Gomes a pu se vendre à plus de 100 000 exemplaires en moins de deux semaines », s’amuse Marcos Sampaio, dans les colonnes d’O Povo. L’auteur de 1822, le journaliste et écrivain Laurentino Gomes, avait déjà frappé fort il y a deux ans, avec 1808, qui relatait l’exil de la cour portugaise à Rio après l’invasion napoléonienne de la péninsule Ibérique. Vendu à plus de 600 000 exemplaires, l’ouvrage fut un véritable phénomène de société. Aujourd’hui, 1822 plonge le lecteur au cœur d’une deuxième période charnière de l’histoire brésilienne, celle de l’indépendance. Le dernier volet de la trilogie est déjà annoncé : il sera consacré à 1889, année où fut proclamée la république.

Dans un pays où la liste des bestsellers se cantonne souvent aux livres de développement personnel (comment être heureux, devenir riche, etc.) et aux aventures de vampires pour adolescents, le succès de ces chroniques d’histoire du XIXe siècle surprend. Pour le journaliste d’O Povo, c’est surtout grâce à « un langage simple, facile, voire drôle » que Gomes a conquis un large public. Quant à l’auteur lui-même, il attribue précisément son succès au fait d’être journaliste. « Il n’y a pas de grande différence entre ce livre et ce que je ferais pour un journal ou une revue. Ce qui change, c’est l’étendue du travail, confie-t-il à la Folha de São Paulo. Je confronte les sources et, surtout, je me rends sur les lieux des faits, ce que font rarement les historiens universitaires. » Écrit comme un reportage, 1822 raconte une indépendance qui semblait vouée à l’échec, souligne pour sa part le quotidien Estado de São Paulo. « À l’époque, les deux tiers des Brésiliens étaient esclaves, indiens ou métis. L’analphabétisme dominait, y compris dans les milieux favorisés. Les provinces du pays vivaient dans l’isolement, ce qui augmentait le risque de guerre civile et ethnique, entre Blancs et esclaves. »

Et pourtant, le miracle se produisit. Dom Pedro parvint à maintenir l’intégrité territoriale du pays au moment même où l’Empire espagnol se désintégrait pour donner naissance à plusieurs républiques. Mais Laurentino Gomes ne se contente pas d’écrire simplement. Il brise des mythes, en particulier celui d’une indépendance pacifique. « Le nord, le nordeste et le sud du pays ont été à feu et à sang pendant un an et huit mois », rappelle Roberta Jansen dans O Globo. Pour éviter que ces conflits dégénèrent en guerre civile, « le pouvoir a dû s’affirmer comme force de conciliation et de rassemblement, en créant cette image d’un processus pacifique », poursuit-elle. C’est un cocktail d’habileté et de chance qui ont permis au jeune empereur de prendre la tête d’un pays qualifié par Laurentino Gomes d’« improbable ».

=> Comparer les articles Universalis et Britannica sur l’indépendance du Brésil.

De la banalité du mal

« Pourquoi un jeune homme aimable, qui séduit une jeune femme et fonde une famille avec elle, devient-il au bout de quelques années un pervers et un pédophile ? Pourquoi les membres tout à fait banals d’une fanfare se transforment-ils en violeurs ? », s’interroge la Süddeutsche Zeitung.

Dans « Culpabilité », Ferdinand von Schirach, un avocat pénaliste assez en vue (et accessoirement petit-fils de Baldur von Schirach, chef des Jeunesses hitlériennes), égrène en une série de nouvelles présentées comme vraies des « catastrophes du quotidien », ces moments où des individus ordinaires basculent dans le crime. Le succès outre-Rhin est tel que même le précédent ouvrage de Schirach, pourtant sorti il y a plus d’un an, en profite : lui aussi se hisse sur la liste des meilleures ventes.

En Chine, on badine avec les fantômes

« Discuter de fantômes tout en écrasant les poux »… Drôle de titre pour un ouvrage au thème cocasse, mais tout à fait sérieux : les fantômes qui hantent depuis des siècles l’imaginaire chinois, et émaillent allègrement la littérature du pays. Le chercheur Luan Baoqun livre à leur sujet un récit savoureux, « qui touche autant à la culture populaire qu’à l’histoire et aux traditions », relève Gu Wenhao dans Beijing News.

Et il n’y a là rien de lugubre. « Contrairement aux Occidentaux, les Chinois imaginent un monde des morts assez semblable à celui des vivants, explique le journaliste. Ils ne voient pas nécessairement les fantômes comme des démons, mais simplement comme des personnages du passé. » Des chapitres sont ainsi consacrés à des sujets tout à fait prosaïques, comme les habitudes alimentaires dans l’au-delà, l’humour des squelettes et même la mort des fantômes !

Classique – Roland marrant

« Je chante les armes et le héros », annonçait presque avec simplicité Virgile au début de L’Énéide. L’Arioste, lui, se propose carrément de chanter « les dames, les chevaliers, les armes, les amours, les courtoisies, les audacieuses entreprises »… Son Roland furieux, qui fut l’une des œuvres les plus lues et admirées de la Renaissance, se place d’emblée sous le signe de l’abondance et de la diversité. Une diversité qui inclut notamment celle des registres : « Il est à la fois profondément drôle et profondément sérieux, et il arrive à être drôle parce qu’il est sérieux », explique Tobias Gregory dans la London Review of Books, à l’occasion d’une nouvelle traduction anglaise, qui entend mettre en valeur cette dimension comique de l’œuvre.

Sur fond de guerre entre Francs et Sarrasins, Roland, le plus preux des preux chevaliers de Charlemagne, découvre que la belle Angélique lui a préféré Médor, un obscur soldat sarrasin. Il en devient « furieux » (c’est-à-dire « fou furieux »), se met à dévaster et massacrer tout sur son passage, traverse la Méditerranée à la nage… Pour qu’il recouvre la raison, son ami Astolphe va la lui chercher dans la lune. La guérison de Roland décide de la victoire finale des chrétiens.

Comme le rappelle Gregory, « lorsque l’Arioste entame son poème, vers 1500, les récits sur Charlemagne et ses chevaliers sont populaires depuis plus de trois siècles. Purement guerriers au début, ils ont fini par inclure les histoires d’amour et les aventures courtoises qui appartenaient à l’origine à une autre branche de la littérature chevaleresque, la geste arthurienne ». Le Roland furieux constitue l’aboutissement génial de ce processus de synthèse artistique, en même temps qu’une anomalie de l’histoire littéraire. Les successeurs de l’Arioste (le Tasse, en premier lieu) revinrent à une conception plus classique et épurée de l’épopée.

=> Comparer les articles Universalis et Britannica sur l’Arioste.