La version tchèque des Bienveillantes a caracolé en tête des ventes à l’automne 2008 et provoqué un débat. Contrairement à ce qui s’est passé en France puis en Allemagne, où ont surtout été discutés les aspects moraux du récit et son esthétique kitsch, la presse tchèque a vu l’occasion de réveiller la question de la responsabilité des crimes commis par le régime communiste et de la « perte de mémoire » dont souffrirait la nation tchèque. Le sujet central est le rôle de l’homme ordinaire : « Littell présente le régime totalitaire comme l’œuvre des hommes ordinaires et non seulement comme le produit de l’utopie violente des puissants », écrit Lucie Cesalkova dans Literarni Novotny. « Ne tirez pas le rideau sur votre propre passé communiste ! », écrit Richard Olehla dans iDNES.
