L’aventure démocratique chilienne

1984. Six exilés Chiliens décident de rentrer clandestinement au pays, sans passeport, par un vol Air France. Ce sont des dirigeants du Parti socialiste chilien, dont les membres vivent éparpillés dans plusieurs pays depuis le coup d’État de 1973 et la chute du gouvernement Allende. Objectif : rejoindre la lutte contre la dictature de Pinochet et attirer l’attention sur le drame des exilés. Ils sont arrêtés dès leur arrivée à Santiago, dans l’avion même. Leur histoire est racontée par Jorge Arrate, dirigeant emblématique du socialisme chilien et écrivain talentueux, qui était du voyage. Son aventure, véritable récit d’espionnage aux innombrables péripéties, est « construit de telle façon, qu’il permet au lecteur le moins initié de comprendre ce qui se passait alors sur la scène chilienne, tout en lisant un très bon roman à suspense », estime Caroline Andonie dans le quotidien El Mercurio. Aujourd’hui, vingt cinq ans après les événements, Arrate fait à nouveau preuve d’audace : il est candidat à la présidence de la république chilienne. Renonçant au parti où il a milité plus de quarante ans, il a décidé de représenter la gauche non gouvernementale, encore exclue du système électoral hérité de Pinochet. « Je regrette le temps où mon ami Jorge Guralnik m’a appelé pour embarquer dans cet avion », a-t-il déclaré en présentant son livre. « J’ai besoin aujourd’hui d’un appel de ce type, d’une invitation déraisonnable ».

« Une thérapie d’estime de soi »

Le panorama que dresse Sergio Ramírez d’un pays consumériste vous semble-t-il juste ?
L’orgiede consommation rentière est un phénomène classique du Venezuela «saoudite » – un pays qui n’a par ailleurs jamais cessé d’êtrecapitaliste – pendant ses phases de prospérité pétrolière. Lesphénomènes que décrit Ramírez le reflètent assez bien, quoique de façonimpressionniste.

La chute du cours du pétrole ne risque-t-elle pas de fragiliser le régime ?
Legouvernement sait d’ores et déjà qu’il devra prendre des mesuresd’austérité. Il a aussi décidé d’assouplir les contrats pétroliers pourattirer les multinationales étrangères tant décriées et augmenter laproduction. Les inquiétudes budgétaires expliquent par ailleurs laprécipitation avec laquelle Chávez a relancé son projet d’amendement àla Constitution sur le renouvellement indéfini des mandats électifs.

Qu’en est-il du clivage de la société à l’égard de la figure de Chávez ?
Ilfaut relativiser la profondeur du clivage. Aujourd’hui, les « ni-ni »sont de plus en plus nombreux, même s’ils finissent souvent par voterpour Chávez, ou pour ses adversaires, en fonction de considérationsassez pragmatiques. Sergio Ramírez se fait un peu trop l’écho despréjugés des classes moyennes intellectuelles opposées à Chávez. Sonportrait du caudillo latino-américain « typique » et de son rapport auxmasses est convenu et le fait passer à côté de réalités sociologiqueset politiques importantes. Il n’y a pas que Chávez dans le chavisme,sans compter que le leader bolivarien n’est pas descendu de la montagneà la tête d’une troupe de vaillants guérilleros : il a gagné (àplusieurs reprises) de très prosaïques élections en s’appuyant sur unappareil, le Mouvement Ve République (MVR), aujourd’hui transformé enParti socialiste uni du Venezuela (PSUV), qui n’a guère bouleversé lesrègles de la politique vénézuélienne et recycle en fait une bonnepartie de son personnel.

Il semble pourtant jouir d’unepopularité certaine auprès des couches populaires, un culte de lapersonnalité qui n’est pas sans rappeler le péronisme…

La «révolution bolivarienne » est sous bien des aspects une gigantesquethérapie d’estime de soi populaire. Mais, comme l’explique un de sesanciens ministres, le rapport des masses avec Chávez est « plusérotique que religieux » et il n’exclut pas l’ambivalence,l’irrévérence ou une certaine désillusion. Par ailleurs, s’il y abeaucoup de choses qui rappellent le péronisme, il y a aussi desdifférences importantes. Chávez est à la fois Perón et Evita, principed’autorité et contre-pouvoir affectif et charismatique ; il entendreprésenter simultanément le parti de l’ordre – la « droite endogène »(au sein du chavisme), comme on dit au Venezuela – et la gauche socialequi prêche une « révolution dans la révolution ». Cela requiert parfoisde sa part des manœuvres assez acrobatiques. Mais Perón s’appuyait surune puissante classe ouvrière organisée, pas sur des secteurs plébéiensinformels, et il a laissé en héritage tout un faisceau d’institutionséconomiques et sociales qui forment encore aujourd’hui le noyau de cequi subsiste d’État-providence en Argentine. Il n’y a rien decomparable au Venezuela, où un régime bolivarien particulièrementinefficace sur le plan administratif s’est essentiellement contenté derepeindre en rouge un « pétro-État » rentier et gaspilleur.

Chávez se rêve-t-il en caudillo et peut-il mener la révolution bolivarienne vers un régime de type cubain ?
Lespenchants personnels de Chávez et ses désirs profonds sont un objet despéculation assez stérile. Mais, pour toutes sortes de raisons, Chávezne peut ni ne veut se donner les moyens d’instaurer un régime de typecubain. Et, de toute façon, comme le dit très justement Ramírez, lasociété vénézuélienne – chavistes compris – ne l’accepterait pas.

En Inde, les barrages de la discorde

Attention, sujet sensible. Une récente étude sur les grands barrages, commanditée par la Banque mondiale, fait grincer des dents en Inde. Himanshu Thakkar, coordinateur de l’ONG South Asia Network on Dams, fustige dans l’hebdomadaire Businessworld « un exercice biaisé », « bourré d’inexactitudes, d’exagérations et d’omissions ». Le rapport met en avant les bénéfices indirects des grands barrages, notamment une demande accrue de matériels agricoles due à l’augmentation de la surface irriguée et une augmentation de la consommation via la progression des revenus. Mais, pour Himanshu Thakkar, ses auteurs ont failli car ils n’ont pas évalué les coûts sociaux et environnementaux des grands barrages. Et cela pour des raisons politiques. Explication : en novembre 2000, la Commission mondiale sur les barrages (World Commission on Dams), organisation intergouvernementale ad hoc, publiait un rapport très critique sur ces infrastructures ; Thakkar estime que l’étude de la Banque mondiale « vise à contrer le rapport de Commission » pour inscrire de nouveaux barrages à son programme. Dans The Hindu, M. Vijayabaskar de l’Institut des études de développement de Madras, est également critique. Le rapport, à ses yeux, est « un plaidoyer » contre les investissements sociaux directs, au mépris des « priorités définies par les récentes réflexions sur les objectifs du millénaire pour le développement, comme la santé et l’éducation ».

Le bison, miroir de l’Amérique

Buffalo… Dix huit Etats du pays de l’Oncle Sam comptent au moins une ville portant ce nom ! Un indice, parmi d’autres, de l’importance des bisons dans l’histoire américaine. Le journaliste et chasseur Steven Rinella s’est mis en tête de rassembler tout le savoir disponible sur cet animal hautement symbolique. Historiques, biologiques, géologiques, tous les éléments se rapportant de près ou de loin à l’étude de l’espèce y figurent. Des anecdotes – Neil Young aurait prêté à Kevin Costner des bêtes de son propre troupeau de bisons pour le tournage de Danse avec les loups. Des évocations ethnographiques – les Indiens avaient conçu la méthode dite du « buffalo Jump » consistant à attirer les bisons en haut des falaises pour les précipiter dans le vide et récupérer ensuite leurs dépouilles.
L’espèce, au plus fort de son développement, aurait compté quelque 32 millions d’individus répartis dans la seule région des Grandes plaines. En 1911, l’effectif de l’espèce sur l’ensemble du continent était estimé à 2 200 têtes… Même si les buffalos ne sont plus aujourd’hui menacés de disparition, le lecteur comprend vite pourquoi l’auteur ressent « un peu de culpabilité… », comme le rapporte Jesse Berrett dans le San Francisco Chronicle, devant les bisons abattus qu’il chasse en Alaska. Pour Larry Sears, dans le Christian Science Monitor, le livre de Rinella montre bien tout ce que l’ « icône bison » signifie dans l’Amérique d’aujourd’hui : « Il est à la fois un symbole de la ténacité des étendues sauvages, mais aussi de leur destruction ; un symbole de la culture nord-américaine, mais aussi de son déclin ; un symbole de la force et de la vitalité de l’Amérique, mais aussi de sa mesquinerie et de sa cupidité ».

Moscou-1937, l’année folle

Tout est dans le titre : Terreur et rêve… L’historien allemand Karl Schlögel veut comprendre la simultanéité, pour le moins paradoxale, des deux sentiments qui régnaient dans le Moscou de 1937 : la terreur due aux grandes purges et la réelle euphorie d’un rêve qui se réaliserait. Parce qu’il est difficile de se représenter cette situation a posteriori, Schlögel la fait sentir au lecteur en recourant à un procédé narratif théorisé par le russe Mikhaïl Bakhtine sous le nom de chronotope. C’est l’une des originalités du livre : le lecteur aborde les événements de 1937 présentés avec minutie de manière chronologique, avant de lire les analyses de l’auteur.
Staline ne se contentait pas de détruire les élites, les anciennes et les nouvelles, issues de la révolution. Les exécutions sommaires pouvaient toucher arbitrairement des intellectuels comme des ouvriers ou des paysans. L’auteur montre, avec brio selon Michael Jeismann qui critique le livre dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, que « Staline combattait sa peur ». La terreur qui régnait à Moscou était directement imputable à la paranoïa du « Petit père des peuples ». Cette thèse n’est pas nouvelle, mais Schlögel innove en montrant comment la peur, bien qu’omniprésente, n’empêchait pas l’enthousiasme. Aux yeux de la population, les purges allaient de pair avec la destruction du vieux Moscou et l’avènement d’un Moscou d’utopie. Il en naîtrait l’homme nouveau. D’où une forme d’euphorie généralisée face à l’avenir, alors même que la mort pouvait frapper à tout instant.

L’intranet est dans la tête…

 

Le sociologue américain Dalton Conley a trouvé un nouveau terme pour désigner « la multitude des flux de données, des impulsions et même des consciences » auxquelles nous sommes confrontés,
nous qui « naviguons entre des mondes multiples » : l’intravidualisme. « Nous », ce sont les
Américains des classes moyennes à supérieures qui ressemblent au quotidien à des « convives distraits au cours d’une soirée, constamment en
 quête de la prochaine conversation », précise Jonathan Birchall dans le 
Financial Times. 
Selon cette logique « intraviduelle » de constant éparpillement, « le bureau a de plus en plus tendance à ressembler à la maison », et inversement. Il y a trois raisons à cela, selon Dalton Conley : le développement des nouvelles technologies, qui a contribué à délocaliser le travail, l’arrivée des femmes sur le marché du travail et le développement des inégalités économiques. Autant de facteurs qui conduiraient chacun à penser qu’il ou elle ne peut jamais s’arrêter. Le temps de loisir différencié du temps de travail « semble avoir disparu », et une nouvelle classe dite de « l’ailleurs » a émergé, soumise à d’incessants jeux 
de rôles. Au travail comme ailleurs, l’intraviduel a du mal à se concentrer sur une
 seule chose à la fois. Conley raconte des épisodes cocasses comme celui-ci, qui le concerne : alors qu’il assiste à match de football américain, il se surprend à essayer lire les comptes-rendus de la partie sur son 
téléphone portable… Quand l’intraviduel sort de sa bulle c’est en s’interconnectant.

Vous avez dit « Cathares » ?…

Nul ne l’ignore, les Cathares étaient des hérétiques, principalement
installés entre la Garonne et le Rhône. Appelés aussi Albigeois, ils
adhéraient à un dualisme manichéen plus ou moins radical, soutenu par
une hiérarchie ecclésiastique et des rituels bien à eux. Ils furent
réprimés au cours de la longue croisade contre les Albigeois, qui
commença voici exactement huit cents ans, en 1209. Voilà un beau
fantasme historique, soutient Mark Gregory Pegg, médiéviste australien
enseignant à l’université Washington, dans le Missouri. Les Cathares
n’ont simplement pas existé. Il l’avait déjà soutenu dans un premier
livre consacré à l’Inquisition en 1245-1246. Il récidive dans un
ouvrage consacré à la croisade contre les Albigeois. « Tout, à propos
des Cathares, est pure fantaisie », écrit-il. Le mot « cathare »
n’était pas utilisé à l’époque. Il n’y a pas de trace de croyance
dualiste avant 1209. Il n’y avait pas de clergé ni de rituels
hérétiques. En réalité, les Cathares sont une invention de la papauté
et de ses alliés, qui y ont vu un moyen de s’assurer la maîtrise du
Languedoc. D’après le médiéviste C.J. Tyerman, qui rend compte de ce
livre dans le Times Literary Supplement, l’auteur en fait un peu trop.
Mais ses arguments méritent considération, et son tableau de la société
languedocienne est éblouissant.

Un trafic de livres érotiques pour Anglais

Alors que la librairie parisienne Brentano’s est à vendre, le bibliographe Patrick Kearney met en lumière un moment obscur de son histoire, quand son sous-sol abrita un juteux commerce de livres érotiques destiné aux anglophones avertis. L’affaire remonte aux années 1930, quand un dandy anglais, Jack Kahane, marié à une Française, créa à Paris Obelisk Press, destinée à publier des romans gentiment « risqué » (en français dans le texte, sans « s »). Cible : les habitants de la naïve Albion, soumis à une censure victorienne. Le fils de Kahane, Maurice Girodias, reprit le flambeau au lendemain de la guerre, sous la marque Olympia Press. « Il recruta un groupe animé d’auteurs affamés mais talentueux, anglais et américains, hommes et femmes, leur payant quelques francs la page pour produire de la pornographie à la chaîne », écrit dans la Literary Review John de St. Jorre, lui-même auteur d’un livre sur « le voyage érotique d’Olympia Press ». Les livres passaient en Angleterre en contrebande, mais les touristes pouvaient venir se servir directement dans le sous-sol de Brentano’s. Patrick Kearney connaît son sujet : il fut à la fois touriste et contrebandier.
Comme son père, Girodias publia aussi de grands livres : Molloy de Beckett, Lolita de Nabokov… La Brigade mondaine (« au nom délicieux », écrit St. Jorre), finit par s’intéresser à ce commerce : « Ses membres monolingues ne pouvaient pas lire les livres » mais savaient de quoi il retournait. Le goût de la censure ayant saisi les autorités, Girodias fréquenta les tribunaux. « Ils sont tous cons, on les aura ! », disait-il. Il dut vendre sa maison au début des années 1960.

L’humanitaire pris au piège

«Je doute que ce livre trouve un éditeur en France », écrit le sociologue canadien Robert Pike dans la Revue canadienne de sociologie. En cause : la « duplicité » dont la France a fait preuve, selon son auteur, dans la tragédie du Rwanda. James Orbinski est médecin humanitaire. Il s’est trouvé une première fois au Rwanda en 1987, puis de nouveau en 1994, en plein massacre. Il fut élu président de Médecins sans frontières (MSF) en 1998. Il est aujourd’hui professeur à l’université de Toronto et chercheur dans un hôpital.
L’« offrande imparfaite » qui fait le titre du livre est une allusion à Anthem, de Leonard Cohen (« Forget your perfect offering/There is a crack, a crack in everything » : « Oublie ton offrande parfaite/Il y a une fissure, une fissure en toutes choses… »). Il y raconte ses multiples expériences de médecin humanitaire pour MSF, au Rwanda, en Somalie, en Afghanistan, puis au Zaïre. Il analyse aussi l’action des humanitaires au Biafra (crise qui déboucha sur la création de l’association, par Bernard Kouchner, entre autres), ainsi qu’en Corée du Nord, au Kosovo et ailleurs. Il décrit par le menu les effets désastreux de la confusion des genres entre action humanitaire, posture politique et intervention militaire. Et entre aide médicale et intérêt des groupes pharmaceutiques.
L’intérêt du livre est aussi d’éclairer la tension qui résulte du choix fait par MSF, dès sa création, de médiatiser les tragédies, estime pour sa part de consultant Ian Smillie dans la Literary Review of Canada. L’erreur originelle fut faite au Biafra, écrit Orbinski, les « French doctors » s’étant retrouvés pris au piège de leur prise de position, au point de contribuer à financer l’achat d’armes par les rebelles.
L’auteur raconte s’être trouvé en conflit direct avec Bernard Kouchner sur cette question essentielle. Venu au Rwanda pour un voyage éclair en mai 1994 au nom d’un collectif d’ONG françaises, entouré d’une nuée de journalistes, Kouchner demanda à Orbinski de lui organiser une visite médiatique de l’hôpital. Le médecin refusa, ce qui, selon lui, mit le Français en fureur. « Kouchner apparaît sous un bien mauvais jour à diverses reprises dans ce livre », constate Ian Smillie. Robert Pike invite à la prudence : « Un récit autobiographique est toujours ouvert à d’autres interprétations. »

La sulfureuse rivale d’Oum Kalsoum

Sa vie de débauche comme sa mort accidentelle à 32 ans restent enveloppées de mystère. La destinée d’Asmahan, diva de la chanson arabe dans les années 1930-1940, fascine toujours. Une biographie de la vedette écrite par l’un de ses compagnons, le journaliste Mohamed el-Tabeï, caracole en tête des meilleures ventes de livres au Caire. Mais « Asmahan raconte son histoire » aurait-il eu un tel écho sans le feuilleton télévisé retraçant sa vie, diffusé pendant le Ramadan de septembre 2008 sur les chaînes arabes ? Le succès de la série a relancé l’intérêt pour la personnalité d’Émilie al-Atrash, dite Asmahan. Née dans une famille princière de la montagne druze syrienne, sa voix exceptionnelle lui a valu une carrière fulgurante. Cette « légende de la chanson arabe, malgré sa brève existence (1912-1944), s’est imposée comme l’unique rivale d’Oum Kalsoum », souligne le magazine féminin saoudien Laha, pour qui elle « demeure la chanteuse la plus controversée depuis sa naissance sur un navire grec à bord duquel son père fuyait la Turquie, jusqu’à sa mort atroce dans un accident de voiture en Égypte ».
Asmahan abusait de tout : des cigarettes, de l’alcool, des hommes. Mais ce sont ses rapports avec les services de renseignement britanniques, français et allemands qui entourent son personnage d’un épais mystère. En 1941, elle aurait servi d’intermédiaire entre les forces alliées et sa famille en Syrie pour empêcher la révolte nationaliste. Espionne ou victime d’un complot qu’on a dit orchestré par la Gestapo, les Alliés ou encore Oum Kalsoum elle-même, Asmahan, « la Sublime » en arabe, eut une destinée « comparable à celle de Marilyn Monroe », estime pour sa part l’universitaire Charifa Zouhour.