Il n’y a pas de miracle, c’est statistique
Publié le 2 septembre 2015. Par La Rédaction de Books.
Un Américain a trouvé, la semaine dernière, un billet de 20$ dans une rue de San Francisco. Il s’en est servi pour acheter deux jeux à gratter et a gagné 1 million de dollars. Un coup de chance invraisemblable ? Pas du tout. Les événements qui nous semblent extrêmement improbables sont en fait très communs. C’est ce que le statisticien David Hand nomme le « principe d’improbabilité ». Sous ce titre, il explique comment les lois statistiques convergent pour expliquer l’omniprésence de ce que nous prenons pour des coïncidences, des coups de chance ou du sort, voire des miracles.« Notre compréhension intuitive des probabilités n’est pas très bonne », souligne Hand. Pour nourrir notre besoin de sens, nous faisons des coïncidences heureuses des miracles. Et des malheureuses, des tragédies.
En réalité, nous commettons des erreurs de perception. Erreurs que nous aident à corriger les lois de la statistique. La plus importante, celle des « très grands nombres », explique pourquoi il n’est pas si étonnant qu’en 2009, les mêmes numéros aient été tirés deux fois de suite à la loterie bulgare. Les chances d’obtenir deux tirages similaires augmentent simplement avec le nombre de tirages (elles sont de 50% après 4400 tirages) et elles sont encore plus grandes si l’on prend on compte toutes les loteries du monde.
