Sachez profiter du soleil de l’été
Publié en juillet 2026. Par Olivier Postel-Vinay.
Un siècle durant, disons entre 1870 et 1970, Européens et plus encore Américains des classes nanties ont vécu sous le signe de l’héliothérapie. Le nudisme a prospéré. Avant de s’appeler la Silicon Valley, la Californie était le « sanatorium du monde ». Et puis la science a changé. La faculté a alerté sur le risque de cancers de la peau. Les UVB en étaient la cause. Une industrie des crèmes anti-UVB est née. Et puis vers 1980 l’accent a été mis sur les UVA. Du coup, les crèmes dites efficaces sont à la fois anti-UVB et anti-UVA. Effectivement, elles diminuent le risque de carcinomes, surtout sur les peaux claires. Mais peut-être pas celui de mélanomes, plus dangereux, estiment des spécialistes cités par Rowan Jacobsen.
Quoi qu’il en soit, le journaliste scientifique nous propose de revenir à la case départ : mais oui, le soleil est bénéfique, indispensable même. À force de vivre cloîtrés et vêtus de pied en cap, nous mettons notre santé en danger. Des épidémiologistes y voient un facteur de développement des maladies auto-immunes, des cancers du côlon, du sein et de l’ovaire, du diabète de type 1, de l’arthrite rhumatoïde, etc., confirme Gareth Thompson dans Nature. Des études récentes montrent la réceptivité aux photons solaires de nos mitochondries, nos cellules énergétiques. Des nanostructures ont été découvertes dans les cellules cérébrales, qui, paraît-il, « ressemblent à des panneaux solaires » ! Le conseil de l’auteur : faire la roue chaque matin dix minutes nu(e) au soleil ; si on peut et s’il y en a.
