La revue de presse d’ActuaLitté
La Bibliothèque nationale du Brésil a réintégré 48 fascicules volés dans ses fonds. Annoncé le 3 juin 2026, ce retour concerne surtout O Tico-Tico, avec les numéros 118-119, 122-155, 157-160 et 165-169 de 1908, mais aussi O Nacionaldaté de 1873, et Romântica, publié en 1969. L’institution ne précise ni la date du vol ni les conditions de restitution. Fragiles et faciles à isoler, ces périodiques complètent des séries utiles à l’histoire graphique, à la culture populaire et à la presse enfantine brésilienne.
À Delhi, la bibliothèque du British Council transforme la lecture en défi pour les enfants de 5 à 12 ans. Du 30 mai au 28 juin, chacun doit lire un livre par semaine, puis en choisir un autre, jusqu’à quatre titres. Les participants, répartis en deux groupes d’âge, paient 1000 roupies s’ils sont membres, 1500 sinon. Le programme encourage l’exploration des genres, des romans d’aventure à la fantasy, et les échanges d’impressions ; une médaille et un certificat récompensent les jeunes lecteurs, arrivés au bout.
En Australie, une analyse du Guardian décrit une chaîne du livre prise dans l’urgence. Auteurs, éditeurs, critiques et libraires racontent des textes moins relus, des campagnes rapides et des livres retirés des tables avant d’avoir trouvé leurs lecteurs. Une autrice de Sydney cite un chapitre supprimé sans avertissement, un nom changé au premier tirage et une couverture inexacte. Malgré plus de 9400 imprimés programmés en 2024, la visibilité des premiers romans et des voix moins attendues reste fragile.
Au Japon, le réseau des librairies est passé sous un seuil inédit : 9993 points de vente étaient recensés fin mars 2026, contre 24.237 au sommet de 1998. Sur l’exercice écoulé, 102 magasins ont ouvert et 499 ont fermé. La contraction redessine l’accès au livre : près de 30 % des communes n’ont plus de librairie de nouveautés, et 256 ne disposent ni de librairie ni de bibliothèque publique. Le plan lancé en 2025 mise sur de nouveaux formats : petites librairies, étagères partagées, gares ou magasins sans personnel.
Aux États-Unis, le Literary Arts Fund lance un premier cycle d’aide de 7,7 millions de dollars pour 40 organisations et éditeurs littéraires dans 19 États. Les subventions, de 40 000 à 500 000 dollars, en financent le fonctionnement. Édition indépendante, festivals, revues, résidences, ateliers, prix et rencontres publiques figurent dans le périmètre. Plus de la moitié des lauréats ont un budget inférieur à 1 million de dollars ; le programme vise au moins 50 millions sur cinq ans.