La revue de presse d’ActuaLitté
Dans le comté d’Essex, les bibliothèques publiques sont prises dans une controverse après une consigne de l’administration Reform UK. Le conseil a demandé de mettre en pause la promotion, par ses réseaux et newsletters, d’événements liés aux Fiertés et au Mois de l’Histoire Noire, sauf lien direct avec les établissements. Les affichages internes ne seraient pas visés, mais associations et militants dénoncent un net recul de visibilité pour les publics concernés et une neutralité qui efface des minorités.
À Varsovie, la Fondation Kalimat a remis une bibliothèque arabe mobile à Marhaba Bolanda, association de Wrocław. Destiné aux enfants arabophones de Pologne, ce don s’inscrit dans l’initiative « Pledge a Library » et doit devenir une ressource durable pour les familles du centre communautaire. La cérémonie, organisée pendant la Foire internationale du livre à la Bibliothèque nationale, a réuni six enfants autour de la lecture en arabe, d’ateliers et de la transmission culturelle. Il relie contes et mémoire familiale.
Penguin Random House India renonce à diffuser The Once and Future Riot, le nouveau livre de Joe Sacco sur les violences de Muzaffarnagar en 2013, qui avaient fait plus de 60 morts et 40.000 déplacés. L’éditeur évoque un contrôle juridique, une carte aux frontières contestées et des demandes de citations non réglées. L’ouvrage reste toutefois accessible par des circuits d’importation, tandis que le sujet demeure politiquement sensible en Inde et sans nouvelle date de sortie.
Le Kennedy Center de Washington a retiré de sa façade le nom de Donald Trump après une décision fédérale. Le juge Christopher Cooper a estimé que le conseil d’administration ne pouvait pas rebaptiser ce mémorial national dédié à John F. Kennedy sans intervention du Congrès. L’institution devait effacer les références de son site et de ses marques malgré une tentative de sursis rejetée. La fermeture de deux ans prévue pour travaux a aussi été suspendue. Des artistes et producteurs avaient déjà pris leurs distances.
Le groupe japonais Kadokawa a été rappelé à l’ordre par la Japan Fair Trade Commission pour ses relations avec 113 prestataires indépendants. L’autorité lui reproche de ne pas avoir précisé par écrit les conditions de commandes liées à des publications et de ne pas avoir fixé les dates de paiement. Sont évoqués manuscrits, photos, illustrations ou prestations de stylisme. L’entreprise promet de revoir ses bons de commande, contrats, procédures et contrôles internes. Des formations internes sont prévues.