La revue de presse d’ActuaLitté
Aux États-Unis, la non-fiction imprimée recule : biographies, histoire, politique et actualité perdent du terrain, avec une baisse marquée des essais longs. Ancien pilier du cadeau culturel et du prestige éditorial, ce secteur subit la concurrence des podcasts, vidéos, newsletters, séries documentaires et livres audio. Les éditeurs surveillent davantage leurs avances et retiennent surtout les projets dont le public semble identifiable avant publication, alors que les pratiques de lecture mutent.
Décrit dans une prépublication déposée sur arXiv, CoAuthorAI veut aider à produire des ouvrages scientifiques longs sans retirer la main aux auteurs. L’outil associe recherche documentaire augmentée, plan hiérarchisé par des spécialistes, sources rattachées au texte et corrections humaines jusqu’à la phrase. La monographie en accès ouvert publiée par Springer Nature illustre surtout un gain de méthode, pas une automatisation totale ni une délégation de responsabilité, notamment pour la citation.
Aux États-Unis, les lois encadrant les livres contestés évoluent, sous la pression des recours, vetos et mobilisations publiques. Idaho, Wisconsin ou Alaska ajustent, bloquent ou précisent leurs textes sur les écoles et bibliothèques. Le débat porte sur l’âge des lecteurs, les définitions juridiques, la valeur littéraire, artistique, politique ou scientifique des œuvres et la responsabilité des professionnels face aux plaintes organisées, alors que l’ALA signale des milliers de titres contestés.
Du 4 au 6 juin 2026, Dakar accueillera les Rencontres de l’AILF, réunissant une vingtaine de libraires africains et les administrateurs de l’association. Premier séminaire organisé en Afrique depuis dix ans, ce rendez-vous dressera l’état des lieux du métier, abordera les difficultés de la chaîne du livre, la circulation et l’accès aux ouvrages, puis préparera les orientations des trois prochaines années pour l’association, alors que près de la moitié des francophones vivent sur le continent africain.
La 50e Foire internationale du livre de Buenos Aires revendique 1,34 million de visiteurs en dix-neuf jours soit 8 % de plus qu’en 2025. Ce succès public rassure un secteur argentin fragilisé par la baisse des tirages, le recul des achats publics et la pression sur les catalogues indépendants. Les journées professionnelles en hausse, confirment le rôle du salon comme lieu de vente, de visibilité, de négociation et d’échanges, malgré la contraction de la production imprimée et l’incertitude du marché local.