Bestseller du passé : L’alouette intrépide

Aujourd’hui encore, un recueil de poésie se vend rarement à plus d’un millier d’exemplaires. Autant dire qu’en 1841, lorsque les ventes de Gedichten eines Lebendigen (« Poèmes d’un vivant ») atteignirent les 20 000 exemplaires, le fait était proprement extraordinaire. L’auteur, Georg Herwegh, un jeune révolutionnaire et démocrate allemand, vivait en exil en Suisse. Il devint célèbre du jour au lendemain. Heinrich Heine, qu’il rencontra par la suite à Paris, le surnomma l’« alouette intrépide ». Ses poèmes engagés lui valurent bien des condamnations et son talent, reconnu par ses propres ennemis, l’indulgence du roi de Prusse… Herwegh mourut en 1875 à Baden-Baden. Comme le rapporte Die Zeit, sa dernière volonté fut « que son cercueil soit transporté en Suisse, parce qu’il ne souhaitait pas être enterré dans un pays où des princes régnaient encore ».

LE LIVRE
LE LIVRE

Poèmes d’un vivant. Avec une dédicace aux morts de Bestseller du passé : L’alouette intrépide, Nabu Press

ARTICLE ISSU DU N°19

SUR LE MÊME THÈME

Bestsellers Les recettes de Monsieur Longévité
Bestsellers À la recherche du folklore perdu
Bestsellers L’homme qui faisait chanter les cellules

Dans le magazine
BOOKS n°123

DOSSIER

Faut-il restituer l'art africain ?

Chemin de traverse

13 faits & idées à glaner dans ce numéro

Edito

Une idée iconoclaste

par Olivier Postel-Vinay

Bestsellers

L’homme qui faisait chanter les cellules

par Ekaterina Dvinina

Voir le sommaire