Captive de pirates chinois

Les voyages d'une Française de petite vertu.

Sans doute prostituée, Fanny Loviot embarqua au Havre avec un bottier failli, un aristocrate déchu et quinze autres âmes perdues à bord d’une goélette, en mai 1852. Destination : la Californie, via le cap Horn. Fanny Loviot avait bénéficié, si l’on peut dire, d’une initiative du préfet de police de Paris, qui avait lancé une « Loterie des lingots d’or » destinée à financer l’expulsion d’indésirables en leur donnant une nouvelle chance. Arrivée à San Francisco, la Française reprit son métier d’origine. Son lieu de travail ayant brûlé, elle embarqua sur un bateau en partance pour Batavia (Jakarta). Elle s’arrêta à Hong Kong, puis repartit pour la Californie, à bord d’un navire qui fut arraisonné par des pirates chinois…
La belle a raconté ses aventures dans un livre paru en 1858. Ce fut un bestseller, bientôt traduit en anglais et en suédois. Une nouvelle version anglaise vient d’être publiée par le Musée maritime britannique. Le sujet a suscité l’intérêt du site coréen OhmyNews (en anglais), qui souligne la civilité des Chinois : alors...
LE LIVRE
LE LIVRE

Les Pirates chinois. Ma captivité dans les mers de la Chine de Captive de pirates chinois, National Maritime Museum

ARTICLE ISSU DU N°6

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