Karachi explosée

Au centre du premier roman du Pakistanais Bilal Tanweer, il y a l’explosion d’une bombe en plein Karachi. Et pourtant, comme le note Omair Ahmad, dans Time Out Delhi, son ouvrage est « complètement indifférent à la politique » : on ne saura jamais pourquoi l’explosion a eu lieu et qui en sont les auteurs. À la place, le livre s’intéresse aux débris, à ce qui reste après l’événement. « Ces débris, rapporte Ahmad, ce sont des vies, dont beaucoup avaient été brisées ou mutilées longtemps avant l’explosion. » Tanweer suit une série de personnages, parmi lesquels un poète communiste qui a fait de la prison, un enfant de 4 ans, un voyou ou encore un ado qui amène une fille au bord de la mer pour la première fois. Cet éclatement des voix lui permet de rendre compte d’une ville, Karachi, qui, ainsi que le remarque Zara Khadeeja Majoka dans le Friday Times

LE LIVRE
LE LIVRE

Le monde n’a pas de fin de Karachi explosée, Éditions Stock

ARTICLE ISSU DU N°57

SUR LE MÊME THÈME

En librairie Dictateurs, mode d’emploi
En librairie Une science au passé sombre
En librairie Toujours trahies

Dans le magazine
BOOKS n°123

DOSSIER

Faut-il restituer l'art africain ?

Chemin de traverse

13 faits & idées à glaner dans ce numéro

Edito

Une idée iconoclaste

par Olivier Postel-Vinay

Bestsellers

L’homme qui faisait chanter les cellules

par Ekaterina Dvinina

Voir le sommaire