Amoureuses confidences
Publié dans le magazine Books n° 26, octobre 2011.
Paru à l’origine en 1951, La Fille de nos rêves est l’un des romans les moins connus du grand écrivain bengali Buddhadeva Bose. Il est pourtant le premier à être traduit en français, après l’avoir été en 2009 en anglais et en 2010 en allemand. Bose, qui fut aussi traducteur de Baudelaire et de Rilke, y met en scène quatre hommes d’un certain âge qui, par une nuit glaciale de décembre, attendent un train qui a du retard…
Paru à l’origine en 1951, La Fille de nos rêves est l’un des romans les moins connus du grand écrivain bengali Buddhadeva Bose. Il est pourtant le premier à être traduit en français, après l’avoir été en 2009 en anglais et en 2010 en allemand. Bose, qui fut aussi traducteur de Baudelaire et de Rilke, y met en scène quatre hommes d’un certain âge qui, par une nuit glaciale de décembre, attendent un train qui a du retard. « Soudain, la porte s’ouvre sur deux jeunes mariés. Touchés par l’intimité du couple, les quatre voyageurs – un médecin, un entrepreneur, un employé et un écrivain – commencent à se raconter leur premier amour », résume Claudia Kramatschek dans le Neue Zürcher Zeitung. Ce dispositif permet, à travers quatre de ses représentants, de donner une vision plurielle de la société bengalie. Il est, à en croire Kramatschek, le seul élément légèrement artificiel de ce livre, qui pose une question essentielle, celle de la valeur du souvenir d’un bonheur passé. « Pour Bose, à l’évidence, seule compte la magie de l’instant ; peu importe ce qui peut arriver ensuite. »