Il y a pathographie et pathographie

McLuhan, ce spécialiste de la communication, se situait « dans la zone bénigne du spectre de l’autisme », écrit son biographe Douglas Coupland. Témoin sa difficulté à écouter ce qu’on lui disait. Il était aussi un peu parano. Il voyait des sociétés secrètes œuvrer contre lui. Dans les années 1950, il pensait que l’université de Toronto, où il travaillait, était un repaire des francs-maçons. Ses amis réussirent à lui faire croire que des messes noires se tenaient dans la section d’égyptologie du musée de l’Ontario. Pour Coupland, le biographe doit faire le « diagnostic médical post mortem » de son sujet pour « créer ce qui pourrait être appelé une pathographie ». Dans la Literary Review of Canada, Philip Marchand rappelle que la romancière Joyce Carol Oates emploie le mot « pathographie » pour désigner une biographie qui met l’accent sur le sensationnel et le sordide.
 

LE LIVRE
LE LIVRE

Marshall McLuhan de Douglas Coupland, Penguin Canada, 2010

ARTICLE ISSU DU N°19

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