Le Mexique des bas-fonds
Publié dans le magazine Books n° 2, janvier - février 2009.
« Les chroniques du Mexicain Enrique Serna se lisent comme elle
s’écrivent : d’un trait. Acide, sarcastique : telle est la patte de
l’auteur. Ce livre n’est pas seulement divertissant, il est piquant,
furieux, intelligent », s’enthousiasme la romancière Ana García Bergua
dans le mensuel Letras libres. Le recueil Giros negros (« Les
Bas-fonds ») tire son nom du terme employé par la police mexicaine pour
désigner le monde souterrain de la contrebande, des débits de drogue,
des tripots clandestins et autres bars à putes. Les chroniques
contemporaines de Serna décrivent aussi les désillusions des classes
moyennes et supérieures de la société. L’auteur dénonce ainsi le
conformisme des clubs échangistes où des couples s’acharnent à sauver
leurs amours moribondes par une infidélité consentie. Il décortique
l’indécrottable et dérisoire curiosité pour la vie sexuelle des
actrices de sitcom. « Chacune des nouvelles distille l’odeur crasse des
bas-fonds de Mexico où souffle l’interdit et la subversion. Giros
negros est comme une petite ballade au cœur des purgatoires et des
enfers de nos vies modernes ».
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