La Crète est la Silicon Valley de l’Antiquité. C’est sur cette île mythique qu’ont été conçus, entre autres, le premier vol habité (Dédale et Icare), les premières flèches autoguidées, le premier automate (Talos). Dans
Gods and Robots, l’historienne américaine Adrienne Mayor explique que « les Anciens ont anticipé beaucoup des dilemmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui» et que « les patrons de la tech devraient apprendre de leur sagesse », note le journaliste Mark Bridge dans
The Times. Mayor est convaincue que ce n’est pas parce qu’ils n’avaient pas les moyens techniques de la mettre en œuvre que les Grecs de l’Antiquité ne pouvaient pas penser la technologie.
À l’image de Talos, géant en bronze qui rejette à la mer tous ceux qui tentent d’approcher les côtes crétoises, les machines humanoïdes des mythes grecs incarnent l’espoir de disposer du serviteur idéal, du parfait soldat infatigable. « Les États-Unis ont d’ailleurs baptisé Talos une armure de type exosquelette à l’épreuve des balles, destinée aux soldats », ajoute Bridge.
Mais une certaine pièce permettant de mettre hors...