L’homme qui ne dormait pas

« De nombreuses années durant, je dormais en moyenne deux fois par semaine. Cela signifie que j’ai vécu plus de trois vies. » Probablement vrai, estime Liz Phair, la journaliste du New York Times qui rend compte de l’autobiographie du guitariste culte des Rolling Stones.

« De nombreuses années durant, je dormais en moyenne deux fois par semaine. Cela signifie que j’ai vécu plus de trois vies. » Probablement vrai, estime Liz Phair, la journaliste du New York Times qui rend compte de l’autobiographie du guitariste culte des Rolling Stones. Son record absolu, obtenu grâce à la coke, fut une série de neuf jours sans sommeil, au terme de quoi il tomba la tête la première sur un baffle : « Je ne vis plus qu’un rideau de sang », écrit-il. En évoquant cet épisode dans le New Yorker, David Remnick rappelle aussi qu’en 1973 le New Musical Express avait mis Keith Richards en tête de sa liste des stars du rock qui avaient le plus de chances de mourir dans l’année. En plus de la coke et d’un rythme de vie infernal, il se shootait à l’héroïne, au LSD, au peyotl, à la mescaline, au Mandrax, au Tuinal et avait un faible pour le hasch et le bourbon. Le journal le garda dix ans en numéro 1 sur sa liste, puis se lassa. L’animal respire encore.
LE LIVRE
LE LIVRE

Life de L’homme qui ne dormait pas, Little, Brown & Company

ARTICLE ISSU DU N°18

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