Quand Léonard divisait le monde de l’art

En 1920, Harry et Andrée Hahn, originaires du Kansas, décident de vendre à un musée ce qu’ils pensent être la seconde version d’un célèbre portrait de Léonard de Vinci, La Belle Ferronnière. Quelques jours avant la conclusion de la vente, Joseph Duveen, le plus influent marchand d’art de l’époque, met publiquement en doute l’authenticité de l’œuvre et fait échouer la transaction. Le procès en diffamation qui s’ensuit voit s’affronter deux mondes bien différents : l’aristocratie financière et culturelle en plein essor dont Duveen est l’emblème, où se mêlent esthètes et collectionneurs fortunés ; celui, plus obscur, des petits amateurs curieux et enthousiastes que les milieux de l’art officiel tiennent à l’écart. John Brewer consacre à l’affaire un livre où il décrit la collision brutale de ces deux univers, révélatrice à ses yeux d’une tension toujours présente dans le monde de l’art, entre snobisme, charisme et appât du gain d’un côté ; expertise éclairée de l’autre. Ce propos critique ne convainc pas Ben Lewis qui estime dans The...
LE LIVRE
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Le Léonard Américain : une histoire d’obsession, d’art et d’argent au XXe siècle de Quand Léonard divisait le monde de l’art, Constable & Robinson, non traduit en français

ARTICLE ISSU DU N°9

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