Al Capone y avait installé ses quartiers à la fin des années 1920,
Frank Sinatra s’y est régulièrement produit et Madonna y a ses
habitudes. Prisée des stars, Miami et sa partie la plus célèbre,
South Beach
(« SoBe » pour les intimes), ont des airs d’Hollywood version côte Est.
Le vernis culturel en moins. A Miami, « la plupart des gens ne viennent
pas pour s’enrichir intellectuellement ; ils viennent pour le sexe, la
drogue et les fêtes », résume Carl Hiaasen dans le
New York Times à la lecture du portrait que Steven Gaines brosse de la ville. Son livre,
Fool’s Paradise («
Le Paradis des bouffons ») en présente les figures les plus hautes en
couleur. Comme celle d’Alex Daoud, qui en fut le maire dans les années
1980. Un « escroc grégaire », qui acceptait des pots de vins notamment
de
dealers. L’édile fit un séjour en prison.
La ville connut deux âges d’or un peu différents. Dans les années 1920,
quand les promoteurs commencèrent à s’y intéresser, la ville semblait
destinée à accueillir « les habitants aisé...