L’histoire d’Anna Lyndsey (un pseudonyme) est si stupéfiante que l’on peine à la croire : lorsqu’elle était âgée d’une trentaine d’années, cette femme, haut fonctionnaire au ministère britannique du Travail, est devenue allergique à la lumière. Une forme rare et extrêmement sévère de « dermatite séborrhéique photosensible », dont aucun médecin n’est parvenu à identifier la cause. Les symptômes ont commencé un jour de 2005. Sans aucune raison apparente, alors qu'Anna Lyndsey est devant son ordinateur, sa peau se met à la brûler : « Une brûlure comme le pire des coups de soleil. Comme si quelqu’un tenait un lance-flammes devant ma tête », écrit-elle dans son récit
Girl in the Dark. Les semaines suivantes, les symptômes ne cessent de s’aggraver : en plus de l’écran d’ordinateur, la peau de Lyndsey se met à réagir à la lumière des néons et au soleil. Contrainte de démissionner de son travail, la jeune femme se lance dans la quête désespérée d’un traitement. Constatant l’échec des prescriptions médicales, elle se voue à tous les saints (« A pour...