Coup de cafard à Téhéran

Le dessinateur iranien Mana Neyestani a dû quitter l’Iran, après une caricature qui l’a conduit en prison. Il décrit les conséquences kafkaïennes de ce dessin dans un récit touchant et poétique.

En 2006, le dessinateur pour enfants Mana Neyestani a eu le malheur, dans l’une de ses caricatures, de représenter un cafard qui disait un mot en azéri, ce que cette minorité turcophone d’Iran a très mal pris : des émeutes ont eu lieu et le caricaturiste s’est retrouvé incarcéré. Au bout de quelques mois, il est parvenu à quitter le pays à la faveur d’une libération provisoire, direction Dubaï puis la Malaisie, pour être finalement accueilli par la Ville de Paris. Il relate ce périple dans Une métamorphose iranienne, récit kafkaïen qui explique comment ce cafard lui a porté une poisse infinie. Chaque case se fait le réceptacle de ses émotions, de ses angoisses et de ses espoirs. De sa quête d’identité, aussi, face à un système qui cherche à broyer son être. Qui est-il ? Est-il cet agitateur décrit par le régime, ce raciste haï des turcophones, un...

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Une métamorphose iranienne de Coup de cafard à Téhéran, Ca et là/Arte

ARTICLE ISSU DU N°32

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