Folle à lier

Le général de Gaulle la considérait comme folle et l’écrivain Piers Paul Read partage cet avis. En rendant compte dans le Spectator du portrait dressé par la nièce de Simone Weil, Sylvie, il n’en revient pas. Enseignante au Puy, alors militante socialiste, elle donna son salaire aux chômeurs. Invitée chez des amis, elle préférait dormir par terre que sur le lit préparé à son intention. Inspirée par saint François d’Assise, elle se laissa mourir de faim à Londres en 1944, refusant de manger plus que la ration de base d’un ouvrier français. Dégoûté, Piers Paul Read en oublie d’évoquer l’œuvre laissée par la philosophe.

LE LIVRE
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Chez les Weil. André et Simone de Folle à lier, Buchet-Chastel

ARTICLE ISSU DU N°21

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