Éminent journaliste gastronomique américain, basé dans le Delaware, Michael Steinberger dit sa déception de l’évolution de la cuisine française. Il incrimine les femmes, qui achètent du tout-prêt, les jeunes, qui n’ont d’yeux que pour McDonald’s, la paresse générale et, surtout, l’État, dont la réglementation « communiste » étrangle les chefs les mieux intentionnés. Mais son analyse, focalisée sur le déclin supposé des grandes tables, n’est pas exempte de contradictions et finalement manque sa cible, juge Jay Rayner dans
The Observer. Le vrai sujet serait de savoir s’il a raison d’écrire que la qualité du repas à 15 euros est en chute libre. Là, l’enquête tourne court.
Michael Steinberger, Au Revoir to All That. The Rise and Fall of French Cuisine, Bloomsbury, 2009