Le monde perdu des Amérindiens

La Canada se passionne pour un récit de l'acculturation des Indiens Cree.

«Comme de nombreux Canadiens, Joseph Boyden a des origines ethniques multiples », rappelle l’écrivain Rosalind Porter dans The Times Literary Supplement de Londres. « Il y a l’habituel héritage écossais et irlandais, bien sûr. Mais Boyden est aussi un “Métis” », comme on nomme au Canada les descendants des mariages entre femmes autochtones (Cree, Ojibwa, Inuits, Algonquins, Saulteaux ou Menominee) et hommes européens.
Le peuple Métis est le sujet de prédilection de Joseph Boyden, qui leur a déjà consacré un recueil de nouvelles, Born With a Tooth (« Né avec une dent »), et son premier roman, Three Day Road (« Trois jours de route »), salué par la critique en 2004. Paru en 2008, Through Black Spruce, lauréat du prestigieux Giller Prize canadien, s’inscrit dans cette lignée : l’écrivain y brosse le portrait d’une famille de descendants Cree originaires de Moosonee, une petite ville de l’Ontario, sur la baie James, la plus grande région humide de la planète, peuplée à 80 % d’Indiens.
Mais les frontières, ici, sont moins géographiques que culturelles. « Will Bird, l’un des deux protagonistes du roman,...
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À travers la forêt d’épinettes noires de Le monde perdu des Amérindiens, Viking Canada

ARTICLE ISSU DU N°7

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