L’empreinte écologique du siècle

L’impact des activités humaines sur la nature n’a cessé d’être marginal que très récemment. « Nous avons consommé dix fois plus d’énergie au XXe siècle qu’au cours des mille ans qui ont précédé », rappelle ainsi Dick Teresi dans le New York Times, à propos du livre que John McNeill consacre au phénomène. L’historien passe au crible le siècle qui s’est écoulé entre 1890 et 1990, au cours duquel la population urbaine, la consommation d’énergie et la production industrielle ont été respectivement multipliées par 13, 16 et 40.


« La race humaine, sans en avoir aucunement l’intention, a entrepris une expérience gigantesque et non contrôlée, dont l’objet est la Terre », écrit-il. En s’appuyant sur un grand nombre de travaux récents, McNeill dresse le bilan inquiétant de cette aventure inédite, sans jamais céder au sentimentalisme dont sont parfois empreints les ouvrages de ce genre. Teresi salue un essai « original, abondamment documenté et écrit avec soin » dont « le message n’est pas particulièrement agréable : des ajustements...

LE LIVRE
LE LIVRE

Du nouveau sous le soleil de L’empreinte écologique du siècle, Champ Vallon

ARTICLE ISSU DU N°17

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